Oui à un enseignement supérieur public : les étudiants de l’université de Rennes 2 se mobilisent !

La mobilisation des étudiant-e-s de Licence 2 d’Info-Com à Rennes 2 a initié un mouvement qui s’est généralisé aux autres filières de la faculté. Rennes 2 fait en effet les frais depuis 2008 de l’abandon des universités par l’État. La politique d’austérité menée par les différents gouvernements génère des coupes budgétaires intolérables : les TD sont surchargés, le nombre d’enseignant-e-s diminue, les salles sont insuffisantes en nombre et trop petites, et les frais d’inscription ne cessent d’augmenter. De plus, l’autonomie budgétaire des universités incite à la rentabilisation des filières. Ainsi, à Rennes 2, la filière des Lettres Classiques, considérée comme non rentable, est fermée depuis 2012 ! Dans ce contexte, il est à craindre que d’autres fermetures soient envisagées.

Les étudiant-e-s disent STOP ! À Rennes 2, depuis le début du mouvement, les Assemblées Générales réunissent près de 300 étudiant-e-s. Cette mobilisation fait de plus en plus écho dans les autres campus et universités de France, notamment à Montpellier dont l’antenne universitaire de Béziers est  fermée depuis la rentrée 2013. Le Parti de Gauche soutient les revendications des étudiant-e-s qui se mobilisent pour un vrai service public de l’enseignement supérieur avec un accès sans aucune forme de discrimination !

Pour le Parti de Gauche, l’enseignement supérieur et la recherche sont du domaine du bien commun, donc du service public. Notre pays n’a jamais été aussi riche. C’est une question de volonté politique. C’est pourquoi Le contre-budget du Parti de Gauche propose  le doublement du budget de l’enseignement supérieur et de la recherche, et la création de 5000 emplois d’enseignant-e-s/chercheur-e-s et d’agents techniques. Il faut mettre fin à la dégradation des conditions d’études et des conditions de travail des personnels, fin à la mise en compétitivité des universités entre elles, fin aux coupes budgétaires qui sont contraires au modèle républicain du système d’enseignement français. Le savoir n’est pas une marchandise.

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